Histoire | Economie




 


Fondement de l'histoire réunionnaise

Culture traditionnelle de l’île, la canne à sucre est une valeur sûre. C’est un élément structurant de l’économie réunionnaise. Elle détient de réelles perspectives de croissance à moyen et long terme.

La canne à sucre a façonné l'identité de La Réunion. Depuis le XVIIIème siècle, la vie économique et sociale s’est organisée autour de sa culture. Elle a traversé les siècles, mobilisant chaque génération.

Le «saccharum robustum», ancêtre de la canne à sucre, a été découvert en 15 000 avant J.C en Nouvelle Guinée. A l’état sauvage, on en mâche déjà les tiges pour en déguster le jus sucré. Implantée sur l’île Bourbon, aujourd’hui île de La Réunion, dès sa colonisation vers 1507, la canne à sucre sert tout d’abord à réaliser de l’eau de vie : arack. Ce n’est qu’en 1785, qu’est construite la première sucrerie.

Le sucre prendra une place capitale dans l’économie locale à partir de 1815. La culture va alors s’intensifier et on voit alors littéralement fleurir les usines sucrières. En quinze ans, leur nombre va passer d’une dizaine à plus de 200.

De 1830 à 1860, les plantations de canne à sucre gagnent du terrain et font appel à de plus en plus de main d’œuvre ainsi qu’au développement de techniques nouvelles. La production croît régulièrement et la canne devient la première richesse de la Colonie.

Mais rapidement, la production sucrière réunionnaise est confrontée à la concurrence de la betterave à sucre. Dès lors les productions coloniales, autrefois protégées par la Métropole, font l’objet de la taxe sur les sucres achetés à l’étranger. A cela viendront s’ajouter une série d'aléas météorologiques désastreux caractérisées par des pluies diluviennes, des sécheresses et des cyclones tropicaux qui en peu de temps dévastent les cultures.

Il faudra attendre la seconde guerre mondiale, qui ravage les plantations de betterave à sucre du Nord de la France, pour relancer véritablement l’industrie sucrière réunionnaise.